Touche pas à mon pote

Publié le par Gerard Silighini

main-20adn-20classique.jpgUn gag !
C'aurait pu être un gag !
Samedi, à la maison de quartier de La Madeleine, en pleine conférence de presse que tient la section départementale naissante de SOS racisme, "IL" intervient... Après que le président départemental de SOS racisme ait fait état du besoin urgent d'un local pour y installer son siège départemental.

"IL"... C'est un adjoint de Nicolas l'intérimaire...

"Je ne suis pas raciste, lance-t-il..." 
On attend le "Mais"... Il ne vient pas.
"Je ne suis pas raciste... D'ailleurs je suis venu...."
Son téléphone couine ... Ca vire au sketche
"Je ne suis pas raciste et j'ai même des amis africains..."
Son téléphone couine encore... IL le regarde...
" D'ailleurs c'est une amie africaine qui m'appelle là !"

Que n'auraient fait Bedos ou Coluche avec une telle introduction!

Mais "IL" redevient ce qu'il est: un adjoint de Nicolas l'Intérimaire.
Son sketche, ce n'était pas un sketche, ce n'était pas du second degré.
Et le voilà qui dit que la ville ne dispose pas de locaux pour les associations, surtout en centre ville... Qu'il n'avait pas compris pourquoi SOS racisme voulait s'installer en centre ville et pas à la Madeleine... Mais qu'après avoir entendu Sébastien Bondo il comprenait mieux ... ce qui n'empêchait pas qu'il n'ait pas de locaux.
Et d'ajouter, on ne sait pourquoi que, si Eure Habitat mettait de temps à autre des locaux à disposition d'associations, c'était quasiment du détournement de logement social.

"IL" n'était vraiment plus drôle du tout ...

Je crois, moi, que c'est le rôle d'une ville que favoriser le développement du tissu associatif.
Je crois que c'est le rôle d'une ville que de favoriser la mixité sociale mais que ce n'est pas en détruisant les logements sociaux de la Madeleine sans se préoccuper d'en reconstruire en centre ville que l'on y parviendra...que ce n'est pas non plus en développant en centre ville du logement résidentiel sans favoriser en même temps l'implantation d'activités et de services, y compris associatifs, que l'on y parviendra.

Et je crois aussi que des associations comme SOS racisme  se justifient aujourd'hui plus que jamais.
Pas seulement pour lutter contre les discriminations, qu'elles soient sur le logement, l'emploi ou les loisirs, mais aussi pour dénoncer ce climat délètère que contribuent à installer les actions de chasse à l'enfant sans papier, de fichage et autres tests ADN.

Même si, au bout du compte, Sark'Hortefeux a expliqué qe l'on n'avait pas compris et que, bien sûr, même les "sans papier" pourraient bénéficier des dispositifs d'accueil d'urgence, l'idée même que quelqu'un ait pu imaginer l'inverse et le proposer me scandalise.

"ON" m'a accusé, une fois de plus, de faire de la politique...
"ON", c'est un autre adjoint de Nicolas l'intérimaire, ou plutôt une autre adjointe...
Le racisme, m'a-t-ON-dit, n'est ni de droite ni de gauche... Il est dans le coeur des hommes et c'est le coeur des hommes qu'il faut changer...
Peut-être bien! Je ne suis pas loin de souscrire à ce propos...
Mais en attendant que le coeur des hommes change, et peut être pour l'aider un peu, et même si cela ne suffit pas, un peu de loi, c'est à dire les règles du Vivre ensemble, ne nuit pas.
Curieusement, et n'en déplaise à "ON", les lois ne sont pas toujours les mêmes quand elles sont proposées par la droite ou par la gauche... 
Mais "ON" va encore dire que je fais de la politique...
Hé bien oui, je fais de la politique !
J'en suis fier et je ne pense pas que "politique" soit un mot grossier.

Publié dans vie locale

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D
Cher Gérard,Sos Racisme, c'est une histoire que je connais bien... J'ai rencontré Harlem Désir quand il est encore un jeune étudiant et son mentor Julien Dray quand il était encore inconnu. En 1984, au tout début j'étais membre de l'association. J'ai participé à tous ses "CN" (conseils nationaux) quand ça ressemblait à l'UNEF de la grande époque. J''ai aussi été président de Stop Racisme Evreux de 1985 à 1992, qui était l'association ébroïcienne affiliée à SOS Racisme. De cette époque, je ne regrette rien, ni les amis que je m'y suis fait et qui restent souvent des amis chers ni les batailles que j'ai menées et qui n'étaient pas toujours dans la ligne prévue par Julien Dray. Si j'ai le temps et si ça intéresse quelqu'un un jour je raconterai tout ça... Mais je doute que ça intéresse quiconque ... à part moi car j'avais 31 ans quand ça a commencé et j'étais encore jeune.Donc samedi j'étais retenu, par le 5e congrès "Marx international" où je suis allé parler du socialisme et de la nation, à l'université de Paris X Nanterre. Mais  au-delà de cette bonne raison, je n'avais guère envie d'aller ressusciter les morts.  Tous les défauts de SOS Racisme étaient effacés parce que ça ressemblait à un mouvement de masse de la jeunesse. Il y avait un enthousiasme réel et l'espoir de ce sang neuf qui allait revigorer tout la gauche. Mais je dois reconnaître que très rapidement les mauvais côtés l'ont emporté sur les bons et que l'aspect media-people l'a emporté sur le militantisme. En 1988, SOS était devenu un simple organe du mitterrandisme finissant et depuis c'est devenu une des passerelles entre la droite "démocratique" et la gauche recentrée. L'essentiel du bilan de cette expérience a été dit dans le livre que j'ai co-signé avec mon vieux pote, Jacques Cotta, "L'illusion plurielle". Que Malek Boutih, le "fils spirituel" de Julien Dray ait longuement hésité avant de refuser les offres de service de Sarkozy et que Julien Dray soit en tête sur la liste des prochains ministres "d'ouverture", voilà qui en dit long sur l'évolution du groupe des fondateurs de SOS Racisme. La présence d'un représentant de la municipalité à la réunion de samedi était donc on ne peut plus normale. Les gens qui traquent les demandeurs d'asile, expulsent les enfants, et veulent pratiquer le test ADN se disent aussi "antiracistes"... C'est répugnant.
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G
J'ai râlé, tu le sens bien dans mon post, contre l'hypocrisie de leur présence au moment précisément où le débat autour de la loi sur l'immigration nous ramène des relents de VichyCela dit, j'ai eu l'impression de ressentir dans la salle une indignation vivifiante.Je ne sais jusqu'où tout cela ira et , même si je partage, sinon ton expérience, quelques unes de tes préventions, je crois que cela vaut la peine de favoriser ce qui peut contribuer à éveiller une conscience collective... Et si cela ne marche pas, ça vaut tout de même la peine d'essayerAmitiésPS: T'as beau n'avoir plus 31 ans... T'es loin d'être vieux...Re-amitiés
G
Pas très bien, ce que je vais dire, c'est même triste, mais ça soulage : pas besoin de test ADN pour deviner qui est "IL" !Mais je signe totalement quand au fond de dire :Assez de casse des logements sociaux de la Madeleine, mais aussi assez de casse des "restes" de son tissu associatif : en effet, depuis 10 ans d'existence de l'association que j'ai dirigée, nombre de membres actifs ont quitté La Madeleine, car ceux-là, les militants ont reçu assez de punch pour se permettre d'aller ailleurs, pour diverses raisons : l'emploi, le ras le bol des difficultés de voisinage, etc. Seuls, restent ceuxC qui n'ont pas reçu suffisamment de punch : précarité de l'emploi, difficultés diverses, familiales ou autre. Il n'y a là, aucun jugement de valeur dans mon propos, et je me garderais bien de la conception ambiante actuelle qui serait de dire : "chacun a ce qu'il mérite ", qui est du même accabit que "travailler plus pour gagner plus" comme si les emplois précaires,les temps partiels subis, on en ferait exprès de les subir... De même, vouloir que tous soient propriétaires... même en gagnant le SMIC.Bon je m'égare peut-être.Quant à nous, quelques habitants du quartier, nous nous sommes réunis vendredi soir pour finir par dire "touche pas à mon marché", et touche pas à ma place Kennedy"Les slogans sont un peu réducteurs, mais ceci pour signifier: ne gaspillons pas l'argent public pour démolir complètement des choses qui marchent : un marché dont on à peu près réussi qu'il ne soit pas trop en courant d'air, et qui est le principal lieu de mixité sociale dans la vie du quartier,Un parking fluide qui fait venir des usagers de services et commerces de plus loin que le quartier, parfois mieux qu'au centre villeUne Tour Aulne qui doit garder un accès d'urgence à sa porte, et non que des secours éventuels soient obligés d'entrer dans un parking cul de sac pour y accéder.Geneviève Magnan
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Q
A Evreux dans les années mi 70 le comité Stop Racisme affilié à la maison mère SOS Racisme de Paname n'avait ni local ni emploi détaché, ce qui ne l'a pas trop empêché de militer et de gagner des causes dites perdues.. Bien sûr s'il y avait eu un emploi détaché et un peit local à partager cela aurait pu être un petit plus pour gagner plus mais les locaux et permanents ne sont et ne font pas tout, il est nécessaire avant tout d'avoir des troupes et des convictions.Ce comité SOP RACISME ébroicien disposait cependant de quelques BONNES AMES  militantes qui sur leur temps libéré n'avaient pas l'ambition de diriger les consciences et âmes pour les moduler selon des ou leurs prérequis mais  qui tenaient chaque samedi de la semaine une PERMANENCE JURIDIQUE dans les locaux de JEUNE CITE à Nétreville. Et  nombre de militants selon leur temps disponible accompagnaient en préfecture des personnes humaines qui avaient tant de mal à se faire écouter et comprendre aux guichets.Et c'est ainsi que nombre de familles ont pu être sauvées.Faut dire que dans ce comité se côtoyaient  sans trop de frictions un évêque, un avocat au conseil d'Etat, un proviseur du collège Politzer, des curés, des religieuses femmes, un secrétaire départemental cfdétiste par ailleurs élu d'une petite ville de la périphérie d'Evreux, un médecin, des Personnes humaines engagées dans diverses tendances politiques, vie la cité: MRG-PC-PS-LCR ou syndicales CGT-CFDT- , ou associatives un directeur de MJC, un responsable d'association des DOM-TOM, un responsable d'association de Marocains, un de Zairois, un de Tunisiens,un d'Algériens,  un  de Protestants évangélique africains, un de Paysans, plusieurs éducateurs de prison,  quelques élus Union de la gauche, nombres de jeunes élèves de l'Ecole Normale, des instituteurs, des professeurs, des employés et cadres des PTT, des ouvriers, des employés du rectorat ou autres administrations et surtout nombre de jeunes et des engagés de tous âges, etc..Dans ce catalogue à la Prévert, j'ai du en oublier, me restent des archives mais je ne les ai pas sorties. Pourquoi n'y avait-il pas de gens élus ou engagés à droite ou au centre droit ? les portes ne leur étaient pourtant pas fermées? Un choix ou un oubli? En tout cas je n'oublierai jamais Jean D, l'ancien directeur de Jeune Cité, les locaux de cette association par lui nous étaient généreusement prêtés gratuitement pour tenir petits rassemblements et permanences juridiques.La MJC nous a aussi aidés et c'est ainsi que , par exemple lors d'un rassemblement Stop Racisme , des femmes et -ou familles africaines habitant en studios logements précaires, des oubliés et/ou  méprisés de l'immeuble Richelieu ont pu être entendus par la presse présente et nous parler aussi de leurs pays respectifs en guerre ou insécurité: ex  Zaïre, Angola, etc..Au filnal après quelques temps ils ont pu être logés un peu plus dignement dans les logements sociaux de la ville. Times are changing ?
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P
Debré était si peu sûr de gagner la ville en 2001 qu’il n’avait même pas pris la peine de s’assurer que le vernis était sec avant de nommer celui là !
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