Mot de l'opposition et autres plaisirs
Bonne ambiance à l'Ebroïcienne.
Cette course qu'organise l'EAC dans les rues d'Evreux est vraiment une belle initiative.
Je me suis promené durant deux heures, regardant et saluant souvent des coureurs.
Nombre d'Ebroïciens m'interrogent sur les municipales et forment le voeu de nous voir bientôt en ordre de marche...
L'attente est palpable, comme elle l'était ce matin sur le marché de la Madeleine ou encore hier lorsque je règlais quelques affaires personnelles qui m'ont conduit à traverser la ville à pied...
Cette attente, je la ressens fortement...
C'est une volonté de changement.
C'est la volonté d'être impliqué davantage dans la vie de la cité et au delà.
Je me montre rassurant.
J'ai le sentiment que la municipalité se crispe aujourd'hui.
Sans doute ressent-elle aussi cette attente.
Sans doute a-t-elle entendu ce résident du foyer François Morel qui me disait tout à l'heure : "Il faut les sortir"
Cette crispation se traduit par une action de plus en plus désordonnée et des relations qui se tendent.
On nous soumettait, lundi dernier, en commission municipale, un projet de délibération qui distribue quelques reliquats de subventions à quelques associations.
Un tableau, des chiffres, pas une explication et des élus de la municipalité, y compris la présidente de la commission, incapables d'apporter la moindre réponse à nos questions...
J'y ai fait un tel scandale que le maire a dû modifier la délibération, la compléter et ... découvrir qu'une des subventions proposées avait déjà été votée en juin... Quelques milliers d'euros !
Une autre manifestation de la crispation municipale... L'absence d'expression de l'opposition municipale dans les deux derniers numéros de Du coté d'Evreux...
Nous nous sommes pris les pieds dans le calendrier des mois de juillet août et nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous mêmes... Je devrais même d'ailleurs utiliser la première personne du singulier puisque, toutes ces années, j'ai été principal rédacteur de notre tribune...
Jusqu'à présent pourtant, lorsque je tardais à rendre mon papier, le service communication de la mairie m'appelait ou m'adressait un mail comme le fait n'importe quel rédacteur en chef qui, en tout cas dans la BD, vous balance au téléphone un : Tu penseras à mon édito coco !
En clair, pour le maire intérimaire d'Evreux, moins l'opposition s'exprime moins elle risque de séduire les Ebroïciens et, dans la course à la com., il nous la joue Sarkozien. Il nous la joue façon je suis partout et je prends toute la place... Y compris d'ailleurs en bousculant les règles de la bienséance républicaine qui aurait dû l'obliger à me donner la parole lors de la première pierre des travaux du coeur de Madeleine il y a quelques semaines.
Je n'ai pas attendu de rappel cette fois et je publie, comme à l'habitude le prochain mot de l'opposition en primeur dans ces colonnes.