Bon !

Publié le par Gerard Silighini

pict0027.jpg Je ne vais pas dire que je suis content ce soir !

La France s'est exprimée et a choisi à 53 % le patron de l'UMP pour Président de la République.

Dont acte.

Je gage que la première conséquence sera que Johnny Hallyday reprendra confiance et renoncera à l'exil helvétique qu'il s'était imposé non pas parce qu'il était en résistance comme Voltaire lorsqu'il s'installe à Ferney-Voltaire mais juste parce qu'il déplorait de devoir contribuer trop à la solidarité nationale... D'une certaine façon, s'il revient résider en France, ce sera parce qu'il pourra travailler moins et gagner plus.

Plaisanterie mise à part, c'est, au travers de monsieur Sarkozy, un, choix de société qu'auront fait les Français.

Après cinq années où l'UMP aura eu tous les pouvoirs, nous prenons le risque de nous engager sur cinq années de plus avec une forte probabilité de radicalisation des politiques de droite. C'est un mini Bush que nous venons d'élire et, à la traîne comme souvent, nous venons de l'élire au moment où les Américains commencent à prendre conscience du désastre où celà les a menés.

Il va falloir qu'à présent la gauche se montre plus compacte, plus cohérente et qu'elle puisse convaincre de la nécessité de ne pas laisser tous les pouvoirs à un homme qui, n'hésitant pas à mélanger les genres en acceptant de rester durant des mois ministre de l'intérieur et patron d'un parti politique, n'hésitant pas à s'inscrire dans l'idéologie de l'extrême droite, a surtout montré une inextinguible soif de pouvoir. 

Il va falloir à présent que les Français  équilibrent les pouvoirs et qu'ils ne s'engagent pas sur une fuite en avant ultra libérale... C'est là tout l'enjeu des législatives....

Le feront-ils ?  Je ne sais pas... Je sais juste que ce n'est pas impossible

La problématique d'une législative n'est pas la même que celle d'une présidentielle. Les circoncriptions sont à taille plus humaines et le député est quelqu'un de plus proche qu'un président qui ne s'adresse au peuple que par médias interposés... Et quand les médias s'asseyent sur les règles les plus élémentaires de la déontologie; c'est  à dire d'une certaine morale professionnelle, si l'on est pas proche des gens, la campagne électorale n'est pas simple !

Sans chercher loin, que faut-il par exemple penser de La Dépèche  qui publie  à 3 jours du second tour une pleine page de l'interview de Sarkozy, sans une ligne consacrée à Ségolène Royal et qui, pour faire bonne mesure, publie la photo totalement inutile de son directeur au coté du même Sarkozy... De l'art de transformer un hebdomadaire local en tract électoral ! J'ai dit ce soir à son rédacteur en chef ce que je pensais du procédé que dénoncent d'ailleurs une majorité des journalistes de l'hebdomadaire.

La majorité de l'Assemblée Nationale, c'est la somme de près de 600 élections particulières... Nous avons à y travailler... La proximité peut changer les choses. Il suffit de regarder les différences de scores à l'élection présidentielle selon les communes et les quartiers.

Dans le département de l'Eure, ce sont 57 % des électeurs qui choisissent Sarkozy.

A Evreux, ils ne sont plus qu'un tout petit peu plus que 50%. Il n'y a que 135 voix d'écart sur 22 000 entre Ségolène Royal et Sarkozy. C'est d'ailleurs, à mon sens, dans une ville tenue par une municipalité UMP, une sacrée claque pour le maire et patron départemental de l'UMP.

Dans les quartiers les plus populaires de la ville, Ségolène Royal est devant et parfois largement, comme au bureau de vote de l'école Michelet que je présidais où Sarkozy n'est choisi que par 28% des habitants et Ségolène Royal par 72%. Ce n'est pas un hasard, à mon sens,  si ces quartiers où le taux de chômage est catastrophique, où les discriminations sont quotidiennes n'ont pas voulu reconduire une majorité qui n'a fait depuis cinq ans qu'aggraver leurs conditions de vie.

Sans doute faut-il ajouter à cela le sentiment qu'ont les habitants de ne pas être entendus, même pas considérés par la municipalité.... Mais c'est une autre affaire et ils auront l'occasion de le dire à nouveau lors des législatives et, dans moins d'un an, au moment des élections cantonales et municipales....

A suivre...

Publié dans politique

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P
Question: je me suis demandé combien d'heures supplémentaires il faudrait à  un salarié au smic, pour se payer une nuit au Fouquet's ? (ce n'est pas que je conteste le droit à celui qui va bientôt régner sur ses sujets de ne pas se payer du bon temps, c'est juste que je m'attendais à un autre geste symbolique de la part d'un homme qui arrive -il a tout de même tout fait pour!- au plus haut sommet de la France...)<br /> Je n'ose pas poser la même question pour une croisière sur un Yacht avec toute la famille...mais bon: il n'est plus ministre, pas encore Président, alors qui paye ? je me dis que ce ne doit surement pas être les contribuables, vu tous ses bons amis qu'il a : Bouygue, Bush...
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G
Je me suis fait la même réflexion et j'en parle d'ailleurs sur le mot que j'ai fait tout à l'heure.Amicalement
C
 <br /> C'est difficile de dire "j'adhère" ou "je n'adhère pas". Je n'ai jamais eu d'engagement politique ferme, et je me situe plus dans une mouvance centriste que dans une prise de position radicale. De toute ma vie, j'ai toujours estimé qu'une "barre à gauche" ou une "barre à droite", en alternance, n'était pas la solution. C'est pour cette raison que je ne me suis jamais engagé politiquement. Les hommes et les femmes de tous bords doivent un jour pouvoir travailler ensemble, car ce qui compte, pou moi, ce n'est pas la couleur politique, mais LA compétence de chacun, qu'il soit de Gauche, du Centre, ou de Droite. Comme le 3è homme du 1er tour, je rêve d'un gouvernement qui saura réunir par tiers chacun de ces formations, loin de toute querelle partisane, et qui axera ses efforts non sur l'assise d'une idéologie qui doit évoluer au fil des années pour s'adapter aux mutations de la société, mais sur la résolution des problèmes qui s'imposent à tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur: sécurité, immigration, retraites, chômage, précarité, solidarité, santé...la liste n'est pas exhaustive. Que de difficultés à résoudre en parallèle, et qu'aucun gouvernement n'a complètement résolues.<br /> Dans le discours de Mr Sarkozy, je trouve qu'il y a de bonnes choses et de mauvaises choses. J'ai peur bien sûr comme tant d'autres qu'il attise des tensions, par les termes qu'il a employés par le passé, et dont il devra se méfier, et qu'il y ait aggravation de la fracture sociale, mais le fait qu'il ait accueilli cette victoire en respectant ses adversaires et en proposant un rééquilibrage des pouvoirs au Parlement  (qui je l'espère n'est pas un trompe-l'oeil)me laisse penser qu'il n'est peut-être pas aussi "diabolique" que ceux qui n'étaient pas en accord avec ses idées se sont efforcés de nous le décrire. J'ai eu l'impression, lorsque Mme Royal parlait de "menace" en fin de campagne, qu'on nous rejouait, et cette fois à juste titre, la présidentielle de 2002 où le "bon choix" était clair. Là, je ne dirais pas que tout a été rose dans les 12 dernières années de Mr Chirac, mais je ne dirais pas non plus que tout fut bleu dans les 14 années précédentes de Mr Miterrand. Chacun a apporté des éléments positifs, des réalisations concrètes, mais chacun a aussi sa part d'erreurs, de défauts. Si l'on conjugue les slogans "la France Présidente" et "Ensemble tout devient possible", on obtient un mix de démocratie axé sur la volonté de rendre au peuple sa souveraineté à travers la résolution des difficultés qu'il éprouve et de moraliser, d'une certaine manière, la vie politique, en rapprochant les élus des électeurs, de leurs premières préoccupations.<br /> Si Mr Sarkozy met fin au régime de retraite privilégié des parleentaires, s'il met fin au cumul des mandats, s'il privilégie la compétence sur le copinage, s'il restaure certaines valeurs auxquelles je crois et qui furent la base de mon éducation, alors je croirais dans sa bonne volonté, mais je ne jugerais sur pièces que dans 12 mois, 18 mois au maximum, même si je sais que c'est dans les 100 premiers jours que l'on détecte si le candidat a failli ou non à ses promesses.<br /> Je fuis toute radicalisation du discours, estimant que le Centre ou une formation qui l'intègrerait tout en abandonnant son ancienne étiquette par concession mutuelle est la meilleure des voies. J'ai infiniment regretté que la Gauche n'ait pas su saisir la main tendue du Centre au moment où il en était encore temps, juste avant le 1er tour. Tous les efforts de Mme Royal pour rénover la Gauche et son mode de pensée avaient pourtant tendu vers cette potentialité...et puis non, l'intelligentsia n'était pas prête...<br /> Je pense que l'avenir de la Gauche se situe non pas à Gauche, mais dans un vaste mouvement social-démocrate, et qu'il est temps d'abandonner notre vieux système de pensée "Droite-Gauche" pour lui substituer le "social-démocrate" et le "libéral". Nous aurons alors ouvert une nouvelle page de notre démocratie, et ce que nous appelions autrefois "Centre" aura pu se fondre ainsi dans la masse, en rejoignant "l'ancienne Gauche", sans que les électeurs puissent à l'avenir les séparer dans l'absolu, les différencier.  <br /> Ce qui m’a désorienté dans le discours de la Gauche en cette élection, c’est la différence de « sons de cloche » entre une candidate combattive qui allait de l’avant en ouvrant de nouvelles portes, et une direction du parti qui la rappelait de temps à autre aux valeurs initiales de la Gauche. Cela avait des allures de cacophonie, c’était de la dissonance. En même temps, on a bien perçu le manque de soutien des personnalités expérimentées du PS à la nouvelle candidate sauf quand elle a eu franchi le 1er tour. Durant cette élection, mon tempérament a oscillé… alors que début septembre 2006 j’étais attiré vers Mr Bayrou, du fait du martèlement des sondages en faveur des autres candidats, j’ai fini par adresser mon obole à « Désirs d’Avenir » car le discours moderniste d’une candidate décomplexée et moderniste me plaisait. Mais il y a eu en Janvier un retour en arrière de la candidate qui a fait revenir au premier rang de sa campagne ceux dont elle disait pouvoir initialement se passer…et du coup j’ai regardé de nouveau du côté de Mr Bayrou, qui avait un discours aussi novateur que Mme Royal mais y restait fidèle. A aucun moment je ne me suis senti proche du reste, ne serait-ce que pour éviter à mes enfants une société où l’amplification de la fracture sociale est une potentialité, même si elle ne peut être affirmée tant que rien ne se soit passé.<br /> Puisse cette élection faire prendre conscience de la nécessité d’une véritable rénovation de la vie politique dans notre pays.  Ainsi, en 2012, il y aura enfin une vraie chance pour que le parti "social-démocrate" gagne contre le parti "libéral" qui nous prépare à une société à l'américaine, en effet, par certains aspects. Cette modification des intitulés s'écarte définitivement d'une distinction "Gauche/Droite", et nous n'aurons plus alors une vision brouillée avec un "Centre" qui grappille des suffrages de ci de là sans savoir quoi décider au moment du 2è tour. Cette rénovation des termes aurait pour effet de marginaliser durablement le FN, puisqu’il n’aurait d’autre choix que de se fondre dans le libéral, ou de se perdre à chercher sa place…<br /> Je pense que dans l'état actuel des choses, contrairement à ce qu'énonce Mr Hollande, ce n'est pas "après les législatives" qu'il faut lancer ce mouvement, mais bien au contraire "battre le fer quand il est chaud", en interne, "mettre cartes sur table", et tendre la main au Centre pour engager cette véritable rénovation. Ainsi, les législatives instaureraient véritablement un Parlement équilibré, et la vie politique Française aura été, en moins d'un mois, complètement transformée.<br /> Ne serait pas cela, une nouvelle Révolution ? En 1789, de Mai à Juillet, de profondes mutations avaient permis de donner une nouvelle tournure à la France...et plus de deux siècles plus tard, ne serait-ce pas le moment d'engager un aussi beau mouvement, pour que la "France Présidente" ne demeure pas un "voeu pieux" ?<br /> Par avance, j'adhère à ce parti social-démocrate. Cela permettrait d'éviter à Mr Bayrou de créer son parti centriste qui réitèrera la situation que nous venons de connaître lors des prochains élections. <br /> Maintenant, la "balle" est dans le camp de toute la Gauche... si Mr Bayrou crée son parti « Centriste » et que la Gauche reste « la Gauche », je vous donne rendez-vous en 2012, avec la même incertitude de savoir quel binôme arrivera au 2è tour.
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Q
Nayant ni reçu d'accusé de réception ni réponse voici copie de ma lettre envoyée le 5 mai à 14h30.<br /> <br /> À la rédaction de La Dépêche de l’Eure, <br /> <br /> J’ai l’habitude depuis que j’habite Evreux, c'est-à-dire depuis décembre 1984, de lire votre hebdomadaire.<br /> <br /> Cela pour m’informer des nouvelles de la ville et du département dans lequel je réside. J’ai d’ailleurs gardé en archives papier de très bons articles que votre journal avait rédigés.<br /> <br /> Je n’achète pas d’autres journaux de ce département sauf parfois Eure infos et le quotidien Paris Normandie. Mes deux fils, par habitude familiale, achètent aussi la Dépêche. Vais-je devoir changer de journal ?<br /> <br /> 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse revendiquée en tous pays, c’est si important pour certains pays qui en sont privés. <br /> <br /> A la lecture du numéro 18 de cette semaine, édition du 03/05 au 09/05, je n’en suis pas revenue. <br /> En ce qui concerne votre hebdomadaire, je m’interroge : où est passée l’impartialité de vos informations ? page 24-25 ? <br /> <br /> Je ne comprends pas pourquoi La Dépêche a décidé de s’engager (indirectement) en faveur de Sarkozy qui a droit à un traitement spécial avec une interview d’une page ! Sans parler de tous ces UDF qui, à la page suivante, expliquent pourquoi ils se rallient à l’UMP (tous pour de bonnes raisons de principe, évidemment et sûrement pas pour sauver leur cher siège de député !).<br /> <br /> Comme si le soutien de TF1, des grands groupes de presse (ceux de ses amis Dassault et Lagardère par exemple) ne lui suffisaient pas ! Votre « ralliement », cela même avant même une possible victoire doit-il être interprété comme un nouveau signe de la soviétisation « libérale » de la presse française ? En serons-nous vraiment réduits, comme les dissidents soviétiques de jadis à recourir au samizdat au moment où des menaces sérieuses pèsent sur l’internet (voir la dernière loi « antiterroriste » votée à l’initiative de ce ministre à qui vous accordez vos faveurs) ?<br /> <br /> Je suis consciente que la presse papier va mal mais là vous risquez sans doute de perdre encore des lecteurs, au moins moi !<br /> En attendant une réponse, même courte, que vivent encore longtemps la liberté et l’impartialité de la presse.<br /> <br /> Bernadette Quentin – citoyenne ébroïcienne, pas encore énervée mais très en colère.
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C
Nous sommes partis pour un quinquennat porteur de nouvelles promesses, avec un homme d'Etat qui a eu un discours de rassemblement. Ne soyez pas si pessimiste: il faut en général 18 mois pour constater si oui ou non celui qui arrive à la tête d'une structure avec des promesses arrive à en tenir une partie. Il ne pourra pas, comme ses prédécesseurs, tout tenir, donc, comme ses prédécesseurs, il prêtera le flanc à la critique. Normal. C'est le "jeu". Il dispose à mon avis de plusieurs atouts de taille pour réussir son programme: (1)nous sommes en plein papy-boom, car sur la période 2007-2013, le nombre de personnes partant à la retraite est le double de la décennie précédente; (2)il bénéficie du soutien inconditionnel d'une majorité des patrons du CAC40 et non des moindres, lui apportant une très grande crédibilité; (3)il connaît bien les différents dossiers qu'il a à défendre de part sa longue expérience ministérielle à des portefeuilles importants; (4)il lance une idée tout-à-fait nouvelle et constructive: une union méditerranéenne, assurant de ce fait un contrepoids à l'union européenne, et une source d'union pour les pays riverains de l'UE en Méditerranée qui n'ont pas vocation à en faire partie; (5)il a axé son discours sur la restauration des valeurs: la morale, l'autorité, le respect, le mérite, le travail; (6)il tient à redorer le blason de la Nation Française, à lui redonner ses couleurs, qu'elle a, il est vrai, perdu depuis une vingtaine d'années, crise économique oblige. <br /> Alors, puisque 53,2% de 86% des électeurs en ont décidé ainsi, et puisque Mme Royal le prend avec le sourire et conserve son optimisme (son discours de Lille m'a ému aux larmes), pourquoi ne pas lui concéder une période "de grâce" avant de juger "sur pièces" après un pas de temps de 12 à 18 mois ?<br /> Tout nouveau dirigeant, quelque soit le poste auquel il accède, bénéficie d'une période d'adaptation, afin de lui permettre de prendre connaissance des dossiers, de mener un audit, d'établir un dispositif stratégique pour "changer les choses", améliorer l'existant, innover, et la capacité à être opérationnel et efficace rapidement dépend bien entendu de la personnalité de chacun. Là, la personnalité de Mr Sarkozy, même si je n'en partage pas les idées, me laisse penser qu'il fera ce qu'il a dit, car il a désormais toutes les cartes en mains, alors qu'en tant que Ministre de l'Intérieur ou des Finances, il n'était qu'un rouage, et ne pouvait donc pas interférer sur toutes les décisions qui étaient prises au sommet de l'Etat, pour la bonne raison que Mr Chirac le brimait d'une certaine manière, l'écartant même du poste de 1er Ministre.<br /> Je retiens de cette personnalité à l'énergie et à la pugnacité hors du commun: de la rigueur, de la volonté, de l'organisation, des compétences très affirmées avec un bagage intellectuel hors normes, un sens des valeurs morales, une gratitude infinie envers la France. <br /> Certes, il y a de quoi alerter la démocratie dans une partie de ses projets...mais le retour de l'autorité de la République là où elle n'en n'avait plus est-il signe de décadence ?<br /> Vendredi soir, curieusement, alors que mon quartier est d'un calme olympien habituellement, quatre voitures ont été incendiées...comme si des agitateurs mal intentionnés avaient voulu "faire peur" et motiver un vote en faveur de celui qui a promis de restaurer l'Etat de droit. Une nuit, nous avons eu l'impression d'habiter "les quartiers", avec des flammes de 10 mètres qui ont même "léché" la maison de nos voisins affolés, avec les sirènes des pompiers, la police, des explosions liées à l'éclatement des pneus, l'explosion des réservoirs d'essence...et rien que pour ce genre de délits, si son action sécuritaire pouvait permettre aux gens honnêtes de ne plus perdre ainsi leurs voitures, fruit de leur travail, ce serait une réussite. Dans l'agglomération où je vis, ce sont ainsi plus de 600 véhicules qui brûlent chaque année. La dépanneuse les enlève au petit matin, le journal local en parle le Dimanche, mais on a tendance à oublier les délits lorsqu'ils sont banalisés au fil du temps. <br /> Puisque Mr Sarkozy a été élu, j'attends qu'il fasse ce qu'il a dit, et je ne jugerais que dans 18 mois: restaurer la sécurité, mieux punir les crimes et les délits (ce qui suppose d'accroître les moyens de la Justice et de construire de nouvelles prisons, puisqu'elles sont dans un état déplorable), restaurer le respect des enseignants à l'école, remettre en usage la valeur "mérite", reliée à celle du "travail".<br /> Alors certes, notre société de loisirs qui s'était habituée à ses "35 heures" va en pâtir quelque peu...mais je suis convaincu qu'en travaillant plus, on crée de nouvelles richesses, ce qui encourage l'innovation, et donc de nouveaux emplois, dans un monde où ceux qui travaillent plus (Chine, Inde, pays émergents) concurrencent en fait les produits des autres. Je ne suis pas sûr que d'augmenter le travail accroisse le chômage, dès lors qu'on associe cette mesure à celle de pouvoir cumuler plusieurs emplois, comme cela se pratique dans de nombreux pays. Pour ma part, cela ne me dérangera pas de travailler plus si je peux gagner plus: en effet, l'euro a provoqué une grande dégradation du pouvoir d'achat des populations, chez les pauvres comme dans les classes moyennes, et ce n'est pas avec des jours d'ARTT qu'on arrive à mieux vivre. Ce qui m'étonne le plus, dans cette histoire, c'est qu'en 1995, le Brésil était passé du cruzeiro (inflation de 1000%) au Réal, une monnaie très forte. Il s'en est ensuivi une forte augmentation des prix, une paupérisation des classes moyennes et une plus grande précarisation des pauvres. Comment se fait-il que nos européens convaincus n'aient pas eu connaissance de ce phénomène lorsqu'ils ont mis en place la monnaie unique avec la parité qu'on lui connaît ? Pourquoi avoir cédé aux Allemands pour conserver à cette monnaie unique une valeur forte, comme le Mark ? Ce fut une grande erreur, et maintenant, qu'achète-t-on avec 50 centimes d'euros, qui correspondent quand même à 3,30 de nos vieux francs ? Pas grand chose...<br /> Alors même si je n'ai pas été séduit par le discours, me réfugiant comme beaucoup dans la préservation de la démocratie à visage séduisant, je dirais: banco... puisque le peuple a choisi de manière claire, mieux que pour François Mitterrand en 1981 pour sa première élection, attendons un peu avant de juger. <br /> Si on ne laisse pas à quelqu'un les moyens de faire ses preuves, qu'il soit de gauche ou de droite, dès lors que la majorité du peuple l'a choisi, d'où viendra le changement ?<br /> Je tiens à noter quand même, qu'en matière de sécurité routière, la politique menée a été très efficace, même si c'est au détriment de nos porte-monnaies. L'essentiel, c'est de sauver des vies. Même Clovis avait institué des "amendes" pour instituer une justice...<br /> Je suis sûr que dans dix jours, nous aurons un gouvernement basé sur la compétence, avec un Président très exigeant, à l'égal du caractère de son meilleur ami, un homme que j'admire beaucoup pour son parcours professionnel, puisqu'en 20 ans, il a multiplié son capital par 100 000 : Bernard Arnault, patron de LVMH, 1è fortune de France. Voilà un grand producteur de richesses, un homme au mental d'acier, à l'énergie combative, créateur d'emplois et de richesses. <br /> S'il a à ses côtés de telles compétences, pour certains c'est signe de connivence et de collusion des pouvoirs, mais pour d'autres, cela peut constituer un atout de taille pour mener une politique ambitieuse, à la hauteur du personnage.<br /> Qui vivra verra...<br /> Je trouve que Mme Royal s'est royalement battue, et j'espère que son parti lui gardera sa confiance pour porter ses couleurs en 2012, car elle a fait deux fois mieux que Mr Jospin, et mieux que François Miterrand en1981 en nombre de suffrages. C'est colossal, c'est nouveau: avec elle, les femmes peuvent commencer à espérer "crever" ce "plafond de verre" de la présidence de la République.
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G
Vous êtes en train de me dire, mon cher candide, que vous adhérez au discours de Sarkozy...Dont acte !Je mettrai toutefois quelques bémols à votre propos et pas des moindres...Tout d'abord, Sarkozy, c'est la continuité ... Les cinq années du second mandat de Chirac dont on aurait pu croire, après le sursaut citoyen du deuxième tour de 2002, qu'il rassemblerait se sont traduites par l'application d'un programme que 20% des FRançais seulement avaient validé.Monsieur Sarkozy a participé durant ces cinq ans à l'élargissement de la fameuse fracture sociale et il prône aujourd'hui la rupture ! Sans faire de mauvais jeu de mot, à élargir une fracture, on en arrive à une franche rupture...Je constate d'ailleurs, quand je regarde les scores de la région Haute Normandie que, comme vous, je connais un peu, que l'on observe bien une France des champs qui s'oppose à celle des villes et ,au sein des villes, à une France des banlieues qui s'oppose à celle des centres ville...Vous évoquez le feu dans les quartiers et j'imagine que vous pensez à l'automne 2005... Mais qui avait soufflé sur les braises sinon le karchérisant Sarkozy...Vous nous parlez de Bernard Arnault qui multiplie son capital par 100 000 mais combien de licenciés ? Combien de délocalisations ? Combien de vies brisées ?Augmenter le temps de travail n'accroit pas le chômage dites vous, dès lors que l'on peut cumuler les emplois . Mais où voulez vous nous emmener mon cher Candide ?Sur une espèce de rêve américain ?Vous la voyez aujourd'hui l'Amérique ? Pleine de valeurs morales et de certitudes... Déifiant la réussite et l'argent mais engluée dans sa guerre en Irak, engluée dans une fracture sociale incommensurable, pays des grandes fortunes et des grandes misères, pays de l'intelligence et de l'obscurantisme le plus profond...C'est là que vous vous voulez aller?Les recettes de Sarkozy ne sont pas neuves ... Un peu de Restauration, un peu de Louis Napoléon Bonaparte, un zeste de rêve américain et, si nous n'y prenons pas garde, tout cela appliqué à notre monde actuel nous conduit à une France où, autour d'une classe moyenne provisoirement caressée dans le sens du poil, nous n'aurons plus que des nantis et d'autres qui n'auront même plus de rêves....Alors oui, le suffrage universel s'est exprimé.Oui il faut le respecter et monsieur Sarkozy est bien, à dater du 16 mai le Président de notre République...Cela, je le respecte.... Dire qu'il incarne le changement me parait en revanche excessif... Penser que , parce qu'il est élu par 53% des Français, il ne risque pas d'aggraver dangereusement les clivages est un peu naïf et vous me permettrez, mon cher Candide, de rester extrêmement attentif et peut être plus particulièrement dans la période d'"Etat de grâce" qui, avec un parlement qui légifèrera une bonne partie de l'été, risque de nous préparer une rentrée qui déchante.
Q
J'ai écrit samedi une lettre courriel de colère "douce" à la direction de la dépêche  par rapport  justement à la partialité découverte de ce journal semaine du 3 au 9/5 , j'ai cité les pages 24-25, pas encore reçu de réponse.<br /> Si je n'ai pas de réponse demain, je peux la mettre sur ton blog?<br /> Sans compter que ce qui m'a aussi énervée  ce sont d'autres pages pour lesquelles je garde en réserve une autre lettre courriel. <br /> Je ne crois pas que les journalistes de ce journal aient été en accord avec les p 24-25 <br /> Une politique annoncé et énoncée  plus clairement  à gauche aurait mieux servi le PS.
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G
Ok pour publier ta lettre.Tu me donnes d'ailleurs une idée que je vais creuser.Amicalement